Ce que la FINMA reproche à Zurich
L’autorité fédérale de surveillance des marchés financiers a ouvert contre Zurich une procédure d’enforcement, son instrument le plus sévère. En cause, selon les informations révélées fin juillet par le SonntagsBlick : des polices d’assurance vie collective vendues à des clients suisses à des prix inférieurs aux tarifs convenus avec l’autorité, sur plusieurs années.
L’enquête a été confiée à un chargé d’audit externe et porte notamment sur d’éventuelles failles du système de contrôle interne de l’assureur. Le 6 août, en publiant ses résultats semestriels, Zurich a reconnu publiquement la procédure. À ce stade, les infractions restent supposées : une procédure d’enforcement établit les faits, elle ne les juge pas d’avance.
Une fondation collective au centre du dossier
Le périmètre de l’affaire donne sa mesure : la fondation collective Vita, qui porte la prévoyance professionnelle de près de 27 000 entreprises affiliées, regroupe environ 150 000 assurés et plus de 22 milliards de francs d’avoirs de prévoyance.
Les conséquences internes sont déjà tombées. Le directeur général de Zurich a confirmé fin juillet le licenciement de plus d’une douzaine de collaborateurs, après l’audition d’une douzaine d’employés dans le cadre de l’enquête. Surtout, l’unité suisse d’assurance vie et de prévoyance pour entreprises est frappée d’une interdiction partielle de vente : elle ne peut plus conclure de nouvelles affaires et se limite à servir ses clients existants.